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Les violations du mémorandum d’entente par les USA entraîneront des mesures de rétorsion (Baghaï)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. ©Fars News

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a démenti les allégations selon lesquelles Téhéran aurait demandé des négociations avec les États-Unis. Il a averti que les violations répétées par Washington du mémorandum d'entente du 17 juin entraîneraient des mesures de représailles et que la politique de la République islamique d’Iran restait fermement concentrée sur le principe de « réciprocité des engagements ».

Dans une interview accordée le vendredi 10 juillet à la Radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB), M. Baghaï a réagi aux allégations des responsables américains concernant les négociations et le cessez-le-feu.

« Nous n'avons formulé aucune demande de négociations avec les États-Unis », a-t-il déclaré, ajoutant que l'Iran avait toutefois accepté la demande d'un médiateur régional de se rendre à Téhéran pour discuter de la situation actuelle, des échanges de vues ayant eu lieu lors de discussions à Mashhad plus tôt dans la journée.

M. Baghaï a souligné que « le non-respect des promesses par les États-Unis est devenu une habitude », rappelant qu'en 2018, lors du retrait américain de l'accord nucléaire de 2015, Washington avait invoqué des différends avec l'administration iranienne précédente, alors qu'aujourd'hui, les États-Unis semblent être en proie à des contradictions internes.

Il a noté que les États-Unis avaient violé à plusieurs reprises diverses clauses du mémorandum en 14 points au cours des 22 jours écoulés depuis sa signature.

Le porte-parole de l'appareil diplomatique iranien a notamment affirmé que les attaques américaines menées mercredi et jeudi étaient en « violation flagrante » des première et deuxième clauses du mémorandum, exigeant la cessation des opérations militaires.

Il a également condamné la révocation de la licence de vente de pétrole iranien et l'imposition de nouvelles sanctions, en « violation flagrantes » des clauses relatives à l'allègement des sanctions.

M. Baghaï a mis l'accent sur la position claire de l'Iran selon laquelle il ne mettrait en œuvre aucun engagement sans action réciproque.

« Si l'autre partie viole ses engagements, ce qui est le cas, la République islamique d'Iran prendra les mesures nécessaires, et elle l'a fait. Cette approche sera maintenue à l'avenir », a-t-il déclaré.

Réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur l'Iran : une « manœuvre de propagande »

M. Baghaï a également réagi à la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU consacrée au dossier nucléaire iranien, la qualifiant de « manœuvre de propagande répétitive » des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France, sans aucun fondement juridique.

Il a noté que la Chine et la Russie s'étaient opposées à cette réunion dès le départ et a réaffirmé que la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l'ONU avait expiré le 18 octobre 2025, rendant ainsi tout rapport sur sa mise en œuvre « dénué de sens ».

Il a déclaré que la réunion n'avait abouti à aucun résultat, les discussions ayant répété les demandes d'accès de l'AIEA aux installations endommagées par les frappes américaines et israéliennes, attaques que le Conseil de sécurité et l'AIEA n'avaient pas condamnées au moment des faits.

Araghchi se rendra à Oman pour des pourparlers sur le détroit d'Ormuz

M. Baghaï a confirmé que le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, se rendrait à Oman samedi pour des discussions portant sur le détroit d'Ormuz, un élément clé du mémorandum d’entente signé entre l’Iran et les États-Unis.

Cette visite s'inscrit dans le cadre des consultations en cours avec Oman sur la normalisation du trafic maritime et la garantie d'un passage sûr dans le détroit.

Depuis la signature du mémorandum d’entente, les États-Unis et l'Iran ont tenu une série de pourparlers directs en Suisse et des pourparlers indirects au Qatar.

Le Qatar poursuit son rôle de médiation ; sa délégation a rencontré des responsables iraniens à Téhéran vendredi afin de désamorcer les tensions et de discuter de la navigation dans le détroit. Malgré les efforts diplomatiques, la situation reste fragile.

Vendredi, le président américain, Donald Trump, a déclaré que le cessez-le-feu était « TERMINÉ », tout en prétendant que l'Iran avait demandé la poursuite des négociations.

« Nous avons accepté de le faire, mais les États-Unis leur ont clairement fait savoir que le cessez-le-feu est TERMINÉ !» a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

Le principal négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, a toutefois déclaré que « l’affrontement ne prendra jamais fin avec la capitulation de l'Iran ».

L’alliance israélo-américaine a lancé sa guerre d'agression contre l’Iran, le 28 février 2026. Elle a tué en martyr le Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et ciblé des installations nucléaires, militaires et des infrastructures importantes à travers le pays. Cette guerre a fait des milliers de victimes et a entraîné la destruction massive d'infrastructures civiles et scientifiques de l’Iran.

À la suite des frappes de représailles iraniennes et de la fermeture de facto du détroit d'Ormuz, un accord de cessez-le-feu négocié par le Pakistan a été conclu le 8 avril.

Le 17 juin, l'Iran et les États-Unis ont signé un mémorandum d'entente en 14 points définissant les grandes lignes d'un accord de paix définitif.

Ce mémorandum engageait les États-Unis à lever leur blocus naval sous 30 jours, autorisait l'Iran à accéder à ses avoirs gelés et fixait une période de 60 jours pour négocier un accord final.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV